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Collectif Jeunes
   Chantier Naval de La Ciotat

Une ambiance lourde à la fois chargée d’émotion et d’espoir  régnait pendant la diffusion, les luttes menées par les ouvriers du Chantier Naval pour garder l’outil de travail ont marqué l’histoire par leur durée et leur intensité, mais quel espoir !
Beaucoup diront que ces luttes étaient violentes, mais où est la violence ? Est elle bien chez les gens qui luttent pour vivre, ou est elle chez les grands de ce monde qui jouent avec leurs intérêts superflus en méprisant les salariés avec des plans sociaux…


Il n’y a pas de violence quand on se défend pour vivre ! Car, la vraie violence c’est celle qui précarise et affame les familles.


Tout ce film est porteur de leçons de vie, autant pour les plus jeunes avec ces lueurs d’espoirs qui ont brillé dans leurs yeux pendant les débats, que les plus anciens nostalgiques d’un passé qu’ils  croient enfouis dans leurs mémoires, mais nous avons tous retrouvé pour un instant,  cette exaltation qui anime les luttes sociales légitimes.


 C’est pendant ce film que l’on voit que les bouts d’histoire s’écrivent avec le cœur et la foi de lendemains meilleurs, je te remercierai plus particulièrement Renaud, moi, un ancien du Chantier Naval pour m’avoir fait retrouver pendant cet instant chargé de nostalgie, le bruit de la masse du formeur qui tape sur la tôle, le cri des tronçonneuses qui mordent l’acier, le bruit des sirènes qui se déclenchaient pendant la mise à l’eau d’un bateau que l’on « lançait ».

Ce bateau provoquait un mini raz de marée embaumant la ville de l’odeur de la mer qu'il éventrait sur son passage, une ivresse particulière emplissait le port, et au travers de cette  liesse c'était toute la fierté des Ciotadens qui faisait flotter le bateau.


MERCI à toi Renaud et les autres, ceux du collectif jeunes, qui par cette initiative nous ont regonflé d’espoir et permis de croire encore à ce « tous ensemble » qui nous permettra de  gagner encore et toujours, contre les ambitions des politiques libérales animées par des bénéfices boursiers.


C’est parce que la CGT était là, que le Chantier Naval est toujours là, le pot de terre à gagné son combat contre le pot que l’on croit de fer !


Marc,

le 19/10/2008 à 15h57